Paradis, dans une langue radicale, ouvre LA PERMANENCE DES RÊVES avec le récit de la marche des femmes en colère qui en ont ras le bol d’avoir peur dans l’espace public. Mais comme le théâtre doit être catharsis sinon nous étouffons dans une réalité écrasante, la radicalité laisse sa place à une langue poétique, les femmes s’envolent, au sens propre. Quatre personnages reçoivent ce récit avec leurs différences, la peur, l’hostilité, la solidarité et déposent ici, pour la première fois, leurs propres peurs à travers leurs rêves. Une tentative de fédération et de consolation.